L’historique du pélé VTT

7 mars 2009

La genèse du Pélé VTT et ses péripéties, racontées par le Père Ronan de Gouvello, son fondateur.

Fin mai 2001 : flash de lancement. Un tract sans ambition, aucune pub, et déjà 40 jeunes. Le staff n’existe pas, l’intendante est choisie le matin du départ pour nous faire à manger pendant une semaine ; 50 km prévus chaque jour, bref, une catastrophe. Les animateurs ne se gèrent pas, leur équipe encore moins. Le soir, nous arrivons sur zone de campement vers 20h, montage des tentes (8 places), repas, la veillée ne démarre pas avant 21h30. Fin des hostilités vers 23h30 ; le temps de faire taire tout ce monde, nous nous mettons à prier ! Bréviaire intégral, messe. Résultat des courses, dodo à 1h30 du matin tous les jours. Pourtant pas mal de choses sont posées : la période, les 5 jours, les équipes, les cris, le rassemblement au carré, les missions, l’itinéraire Roca Roca, la veillée adoration, la messe du mercredi, la montée des marches le dernier jour, la remise de la sportelle, et avec tout ça, le désir d’évangéliser une classe d’âge 11-15 ans. Cependant, tout est hors norme, on ne peut que progresser.

2002 : 73 jeunes. Nous avons eu 1 an de préparation… enfin presque ! Cependant, avec l’expérience de l’année précédente, on se donne comme objectif d’être dans les clous d’un point de vue légal. Nous n’y arriverons que l’année suivante ; en tout cas, les choses ont progressé : les postes ont des t-shirt couleur pour identifier la fonction, les journées plus équilibrées pour les enfants, l’équipe des bénévoles s’est renforcée considérablement, par contre nous avons encore le problème des équipes mixtes qui épuise tout le monde car les jeunes s’avèrent très précoces dans les amourettes ! Nous mettons en place les couvents intercesseurs.

2003 : 100 vélos. Invention du staff. Idée du Père Florent Millet après un passage à saint Jean éducation. Ce qui donne une suite pour ceux qui veulent continuer à venir et qui n’ont plus l’âge de pédaler. Passage à la non mixité des équipes, début d’écriture du projet pédagogique.

2004 : « si vous dépassez 100, je rends mon tablier ! » menace notre intendante madame Sénélar. En fait, nous respectons presque notre engagement, car nous ne comptons pas les staffs, ni les ttv, ni les abs, ni les animateurs dans les 100. Ce qui nous permet d’augmenter considérablement notre pélé, sans réellement désobéir. C’est la quatrième expérience, les éléments nouveaux, c’est que chaque jeune pédalant reçoit un t-shirt.

2005 : 130 jeunes pédalant. Et notre intendante en chef tient toujours ; alors, quand la nourriture est là, le moral est là. Nous revenons sur le parcours 1. Les choses sont rodées par rapport au premier pélé, les fruits sont encourageants.

2006 : 180 jeunes pédalant. Ça tourne du tonnerre, avec le 2e jour au soir à Gourdon une tempête qui nous vaut 320 duvets trempés : opération pompiers, sous-préfecture. Les Staff gèrent à merveille sous le commandement de Lisa. Résultat des courses, félicitations écrites de la DDJS !

2007 : 220 jeunes pédalant sur le 46, sans compter l’ouverture de la route de Montauban. C’est une expérience très enrichissante, car le projet semble être suffisamment mature pour arriver à ne plus dépendre du binôme Florent-Ronan. Lisa prend la tête du pélé 46, Florent part côté 82. Les deux derniers jours se passent ensemble : gros cafouillage ; nous décidons de ne plus renouveler l’expérience, il vaut mieux que chaque route reste autonome. Super article dans Famille Chrétienne, mais toujours très peu de pub en amont, peur d’une folie d’inscriptions.

2008 : 450 pédalant sur 3 routes : 46, 82,15. Au total, pas loin de 600 personnes sur les trois routes. 35 abs ! Montauban roule de ses propres roues, le 46 stoppe ses inscriptions à 180 jeunes pédalant, 50 Staff, 15 abs, 35 animateurs, et ? TTV : le choix s’avère bon.